Etiez-vous confiant dès le départ quant au potentiel de la voiture pour aller chercher des points?
JT: Oui. Le déroulement du week-end était tout à fait satisfaisant, avec des temps dans les six ou sept premiers dès le vendredi. Nous avons effectué quelques longs relais très satisfaisants lors des essais libres de vendredi. Cela m'a mis en confiance pour les qualifications, en dépit de chronos très serrés qui auguraient d'une sorte de statu quo: en effet, tout se jouait à un dixième de seconde près. Lors de la 3ème phase, si j'avais été un dixième de seconde plus rapide, j'aurais pu signer le troisième meilleur temps. Un dixième de seconde plus lent et je me retrouvais septième.
Cela prouve à quel point la compétition est relevée cette année, en Formule 1. Mais la voiture a fait preuve d'un bon équilibre et nous avons trouvé des réglages qui ont grandement amélioré les choses depuis la première séance d'essais. D'un point de vue général, nous nous trouvons là où nous pensions nous situer après les essais de Barcelone. Les McLaren et les Ferrari sont bien évidemment devant nous, et nous sommes peut-être à encore deux ou trois dixièmes derrière BMW, mais nous sommes en mesure de battre les autres écuries.
Avez-vous été soulagé que la pluie annoncée n'ait finalement pas fait son apparition au cours du Grand Prix?
JT: Nous devons faire face à toutes sortes de situations, mais je préfère une piste sèche et des conditions stables, car il arrive parfois que les pluies soient diluviennes en Malaisie.
Est-ce que cela vous a inquiété, d'autant que les aides au pilotage sont maintenant interdites?
JT: Il est certain que ça rend le pilotage plus difficile. On doit faire attention, mais je ne dirais pas que c'est dangereux, car nous avons l'habitude de courir, quelles que soient les conditions. La Formule 1 est une discipline où la sécurité est omniprésente. Aussi, il est intéressant de ne plus avoir d'aides au pilotage. C'est plus amusant!
Comment vous êtes-vous senti en course, avec de telles conditions de température et d'humidité?
JT: Ça n'a finalement pas été si insupportable, mais j'ai eu très chaud au sens propre comme au sens figuré dans les derniers tours, à contenir la remontée d'Hamilton. De toute façon, ma préoccupation durant la course a été de rouler le plus vite possible pour contrer Hamilton. Aussi, je n'ai pas vraiment eu le temps de me poser la question. Mais par rapport à ce à quoi nous sommes habitués en Malaisie, il faisait un peu moins chaud cette année, bien que l'humidité reste assez désagréable.