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Les fans ne veulent pas encore y croire...
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La situation semblait sauvée mais après les trois premiers Grands Prix où
les voitures maison trustaient les dernières places, Magma faisait machine
arrière. Un coup de pouce ponctuel de Honda permettait bien à Super Aguri de
participer au Grand Prix d'Espagne à Barcelone fin avril mais le constructeur
japonais n'envisageait pas qu'une telle situation perdure.
Un nouveau repreneur potentiel était annoncé : l'entreprise automobile
allemande Weigl Group AG devait prendre une part "substantielle" dans l'écurie
afin d'assurer son avenir sur les circuits.
Nouveau coup d'épée dans l'eau : Aguri Suzuki est aujourd'hui contraint de
renoncer.
"Je voulais juste courir", a encore regretté Aguri Suzuki, amer.
"C'est un
club de piranhas et je ne veux plus y mettre les doigts. Je veux remercier
Dieu de m'avoir donné la chance de faire ce que je voulais, mais si quelqu'un
veut s'engager en F1, je lui donnerais comme conseil de ne pas le faire."
L'ancien pilote, qui avait été le premier Japonais à monter sur un podium
en Formule 1 (3e au Grand Prix du Japon 1990), n'envisage donc pas de retour,
même s'il trouvait un appui financier dans les semaines qui viennent.
"Selon la réglementation, vous pouvez manquer trois courses dans une
saison, mais je n'ai pas l'intention de revenir", a-t-il affirmé.
La mésaventure de Super Aguri prouve une nouvelle fois qu'il devient de
plus en plus dur de se faire une place en F1 sans l'appui d'un grand
constructeur automobile. Six des dix écuries sont ainsi soutenues par des
marques reconnues au niveau mondial (Renault, BMW Sauber, McLaren-Mercedes,
Ferrari, Toyota, Honda).
Des milliardaires amateurs de sport automobile permettent à trois autres
équipes d'exister (l'Indien Vijay Mallya pour Force India, l'Autrichien
Dietrich Mateschitz pour Red Bull et Toro Rosso).
Seule la vénérable Williams fait figure d'exception, même si son motoriste
Toyota lui procure de précieux subsides.
D'après AFP