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Lewis sur scène
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Les sponsors de F1 ont parfois des idées ridicules. Ils dépensent généralement des budgets colossaux pour voir un autocollant figurer sur une monoplace, et consacrent en principe une somme tout aussi indécente pour promouvoir leur investissement – comprendre :
«
pour faire parler d’eux. »
Dans ce but, ils engagent souvent des agences d’événements qui doivent trouver des idées originales. Celle de Vodafone, partenaire de McLaren, a décidé qu’il serait sympa de faire participer Lewis Hamilton en tant que figurant dans un opéra ( !)
Jeudi matin, au cours d’une répétition du show "Troya", qui raconte 3000 ans d’histoire de l’Anatolie, le pilote McLaren est apparu volant dans les airs (maintenu par plusieurs câbles), parfaitement ridicule au milieu de la troupe, car affublé de son éternel uniforme et sa myriade de sponsors.
Pour Hamilton, ce n’était qu’une petite pause avant de retourner au circuit et faire face aux journalistes anglais, inquiets de le voir à 9 points de Kimi Räikkönen.
«
Il y en a déjà qui se posent des questions sur ma motivation », leur répond-il.
«
Je ne suis pas "Superman", mais je crois en mes capacités de remporter le championnat du monde.
Tout le monde commet des erreurs. Même Nelson Mandela, à 90 ans, en fait. C’est la vie.
Je me fiche de ce que les gens disent de moi. Ce qui m’intéresse, c’est faire mon boulot
au mieux. »
Le jeune Britannique dit garder confiance dans sa voiture. «
Une fois que tous les problèmes sont réglés, elle va aussi vite que n’importe quelle autre monoplace » affirme-t-il – phrase qu’il faudra conserver dans le panthéon des lapalissades automobiles. «
Après ça, c’est au pilote de faire la différence, et je crois que je peux y arriver. »
Thomas MAYOR
© CAPSIS International