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Gerhard Berger et Bernie Ecclestone
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La Fédération Internationale de l’Automobile (la FIA), a lancé depuis longtemps une politique de réduction des coûts de la Formule 1. Max Mosley, son président, avait peur que seuls les grands constructeurs aient les moyens d’y rester et voulait que les petites écuries soient assurées de leur survie.
Le règlement limitant le nombre de voitures à 24, il avait aussi lancé, il y a trois ans, un appel d’offres pour occuper le poste de la 12ème équipe manquante.
A l’époque, 38 réponses, plus ou moins sérieuses, avaient atterri sur son bureau. Et le choix de la FIA s’était porté sur Prodrive, écurie qui avait remporté le champion du monde des rallyes à plusieurs reprises, et qui prévoyait d’acheter ses futurs châssis à McLaren.
Depuis, tout a changé. L’an dernier, Frank Williams, s’appuyant sur le règlement, a lancé une action judiciaire pour interdire aux écuries, dès 2009, d’aligner des châssis construits par d’autres. Un coup dur pour Prodrive, qui aurait donc dû se lancer dans la conception et la production de ses propres voitures, tâche pharaonique et qui ne rendait plus viable cette opération.
Cet hiver, Prodrive a donc renoncé à la Formule 1. Pour les mêmes raisons, Super Aguri a mis la clé sous la porte cette semaine.
Jusqu’ici portée à bout de bras par Honda, qui lui fournissait ses châssis et ses moteurs, l’équipe nipponne n’aurait plus été viable si elle avait dû fabriquer ses propres voitures. Honda a donc logiquement décidé d’arrêter de la financer.
Toro Rosso, qui aligne des anciens châssis Red Bull, fait face au même problème. Dietrich Mateschitz et Gerhard Berger, ses deux propriétaires, cherchent désormais des repreneurs, mais n’en trouvent pas. Le premier pourrait bien lâcher le second, qui n’a pas les moyens de continuer seul.
En F1, ce week-end, tout le monde s’émeut de la situation: «
Les écuries privées sont en difficulté », confesse Frank Williams, l’homme à l’origine de cette situation. «
Sans le soutien d’un constructeur, la F1 est beaucoup trop chère. »
Lui aussi pourrait disparaître à son tour, à moins qu’il ne déniche le soutien d’une grande marque. Ce qui n’est pas facile à l’heure où l’on ne parle que de crise économique.
Thomas MAYOR
© CAPSIS International