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Romain Grosjean
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La manche inaugurale de Barcelone avait laissé un goût amer au champion GP2 Asie. Membre de l’équipe de France FFSA, Romain Grosjean avait à cœur de se racheter
ce week-end en Turquie.
A Istanbul, le pilote de l’équipe ART GP s’est offert un délice turc !
«
Je ne connaissais pas le circuit de l’Istanbul Park en arrivant en Turquie et je dois dire que ce n’est pas le plus facile du calendrier ! Certains enchaînements des secteurs 1 et 3 sont compliqués, avec des virages en aveugle et je n’avais que 30 minutes pour l’apprendre avant les qualifications » explique Romain.
«
Les qualifications se sont pourtant bien passées même si
je regrette que des drapeaux jaunes m’aient empêché de me battre pour une place
sur la première ligne qui était à notre portée » ajoute-t-il.
24 heures après avoir été jeté dans le grand bain, Romain décochait l’une de ses spécialités,
le départ canon, qui le catapultait au 2ème rang derrière le pole-man et ancien pilote
de Formule 1, Giorgio Pantano, et devant l’expérimenté et rapide Andreas Zuber. Et c’est
à la manière d’un vieux briscard qu’il a contenu son redoutable adversaire, 34 tours durant.
«
Dans la première course, la plus grande partie du travail était faite à partir du moment où j’avais pris un excellent départ. J’ai ensuite couru sur le mode défensif pour résister à Zuber qui était manifestement plus rapide que moi.
Je me suis appliqué à être propre et rapide en sortie de virage pour ne lui offrir aucune opportunité
de m’attaquer » raconte Romain. «
Mais cette course nous a montré que nous avions des progrès à faire car ma voiture n’était pas la plus efficace
le samedi. »
Le lendemain, Romain prenait position en 4ème ligne sur la grille de départ. Une fois encore, Romain était le plus prompt à l’extinction de la rampe des feux. 4ème au premier virage,
il dépassait ses adversaires un à un et harcelait le leader, le Russe Vitaly Petrov.
Seul un imprévu semblait alors pouvoir barrer la route de la victoire au Français. L’inattendu
a déboulé non pas sur quatre roues, mais à quatre pattes…
«
En attaquant Petrov pour la première fois j’ai vu ce chien
sur la piste, nous arrivions très vite sur lui et je me suis rabattu » explique Romain. «
C’était assez surréaliste mais il fallait rester concentrer et cajoler la voiture car derrière le safety car à 2 à l’heure les températures grimpaient dangereusement. Petrov est un coriace, je le savais depuis le GP2 Asie, il s’est bien défendu mais j’ai réussi à le passer en deux temps. »