L'équipe McLaren Mercedes est une habituée de la plus haute marche du podium du Grand Prix de Monaco. On se souvient en effet que Mika Hakkinen s'était imposé en principauté en 1998, David Coulthard en 2000 et en 2002, Raikkonen en 2005 et Fernando Alonso l'année dernière.
Mais avant sa collaboration avec Mercedes, McLaren avait déjà remporté cette course à de nombreuses reprises, notamment avec Ayrton Senna qui a cinq succès à son actif sous les couleurs de l'équipe de Ron Dennis.
Deuxième l'année dernière, derrière Fernando Alonso, Lewis Hamilton rêve lui aussi d'inscrire son nom au palmarès du plus prestigieux des Grands Prix de F1.
Pensez-vous être en mesure de faire mieux à Monaco qu'en Turquie?
Lewis Hamilton: Imprévisible, c'est le mot qui me vient à l'esprit lorsqu'on parle de Monaco. J'ai fait une très bonne course en Turquie et nous savons que nous sommes performants. Mais à Monaco, tout peut arriver.
Vous vous êtes souvent bien débrouillé à Monaco. Que faut-il à Monaco pour être rapide?
LH: Monaco est ma course préférée. C'est un endroit historique et on peut le ressentir. Il y a là-bas une ambiance fantastique. C'est le Grand Prix que tous les pilotes veulent gagner un jour. Rouler en ville est très excitant, mais il n'y a pas la place pour la moindre erreur de tout le week-end. On est tout le temps à la limite. Il n'y a aucune ligne droite qui vous donne le temps de penser. Lorsque vous vous rendez compte à quel point vous allez vite dans ces rues, c'est surréaliste.
Pour aller vite à Monaco, il faut utiliser le moindre centimètre de piste et cela inclut le fait de toucher les rails à certains endroits.
Sur un tel circuit, quelle sera la priorité au niveau des réglages?
LH: Les réglages là-bas sont assez différents. La priorité est d'avoir une excellente traction afin de bien sortir des virages. Etant donné qu'il n'y a pas de ligne droite, nous avons un maximum d'appuis aérodynamiques, plus que sur n'importe quel autre tracé.
Ce circuit a l'air incroyablement étroit à la télévision. Est-ce que vous avez la même impression au volant de la voiture?
LH: C'est difficile à décrire les impressions que l'on a au volant de la voiture. On négocie certains virages à 180 km/h et lorsque vous freinez pour les aborder, vous savez qu'il n'y a aucune issue si vous vous manquez. En outre, on ne voit pas la sortie des virages. La seule chose que vous voyez, c'est ce qu'il y a immédiatement devant vous, c'est-à-dire ce qu'il y a à 50 mètres au maximum. Dans certains virages, il s'agit parfois de deviner où vous êtes en espérant que vous êtes au bon endroit. Il s'agit surtout d'instinct et de mémoire.