Le Grand Prix de Monaco a été un vrai cauchemar pour Jarno Trulli. Le pilote italien, qui s'était imposé en principauté en 2004, s'élançait de la huitième position de la grille de départ et il espérait certainement mieux faire qu'une modeste 13ème place à l'arrivée.
Vous deviez espérer un meilleur résultat que la 13ème place ici à Monaco?
JT: Bien sûr, nous espérions mieux. Le résultat est décevant et la course a été difficile, car les choses ne se sont pas bien déroulées pour nous. Le début de la course se passait bien, je luttais pour la 6ème place, mais après le premier arrêt au stand la course a commencé à nous échapper. C'est dommage, car j'aime piloter à Monaco et en général j'y fais de bons résultats, mais cette fois-ci cela ne s'est pas vraiment passé comme prévu.
Pouvez-vous expliquer comment les conditions météo ont pu vous affecter?
JT: Nous avons débuté la course avec des pneus pluie standard mais la pluie continuait de tomber et la piste était piégeuse à cause du manque d'adhérence; nous avons donc décidé de chausser des pneus pluie extrêmes. Au début, cette décision s'est avérée judicieuse: j'étais rapide et j'ai pu effectuer de bons dépassements même si je perdais encore du temps dans le trafic. Alors, la pluie a cessé et ces pneumatiques n'étaient plus adaptés du tout aux conditions, qui auraient nécessité des pneus intermédiaires.
Au premier arrêt aux stands programmé pour faire le plein, nous avons à nouveau chaussé les pneus pluie standard, mais à ce stade de la course j'avais perdu beaucoup de temps et, même en étant rapide, il est impossible de dépasser à Monaco. La piste a continué de sécher et il était enfin possible de monter des pneus pour le sec; à ce moment, j'ai été en mesure d'effectuer un certain nombre de bons tours rapides, mais il était trop tard.
Pour en revenir aux autres événements de la semaine, que vous est-il arrivé lors des essais libres?
JT: Jeudi matin, j'ai fait une erreur en touchant le muret à la sortie du virage du Portier. La touchette était légère, mais suffisante pour casser la suspension. Lors de la deuxième séance, j'ai eu un problème mécanique et j'ai été contraint de m'arrêter pour changer une partie du fond plat, endommagé sur les vibreurs. Nous avons perdu beaucoup de temps à réparer la voiture alors que la piste était ouverte. En fait, je n'ai pas eu totalement confiance dans la voiture le jeudi, et le samedi matin j'hésitais encore un peu; de manière générale, j'ai manqué d'adhérence et de tenue de route.