Le président de la Fédération internationale de
l'automobile (FIA), Max Mosley, impliqué dans un scandale sexuel, s'est vu
demander de démissionner par plusieurs fédérations nationales importantes,
dont la Fédération française du sport automobile (FFSA), jeudi.
"Nous croyons fermement que la seule manière respectable pour la FIA et
pour vous-même (de sortir de cette affaire)
est d'assurer une transition en
bon ordre en démissionnant", ont écrit à Max Mosley dans une lettre commune
les fédérations automobiles américaine (AAA et AATA), autrichienne (OEMTC),
belge (TCB), brésilienne (CCB), canadienne (CAA), danoise (FDM), finlandaise
(AL), française (FFA), allemande (ADAC), hongroise (MAK), indienne (FIAA),
israélienne (MEMSI), japonaise (JAF), espagnole (RACC et RACE), suédoise (M),
suisse (TCS) ou néerlandaise (KNAC).
"La FIA est dans une situation critique. Son image, sa réputation et sa
crédibilité ont été sévèrement érodées", ajoutent les fédérations.
"Chaque jour
supplémentaire dans cette situation augmentera les dommages. Il n'y a pas
moyen de faire marche arrière."
Une assemblée générale extraordinaire de la FIA va se réunir mardi à Paris
pour décider du sort de son président, dont le mandat prend fin normalement en
novembre 2009.
Les fédérations nationales regrettent également le refus d'un compromis par
Max Mosley, selon lequel il aurait promis de démissionner en novembre prochain
contre un vote de confiance de l'assemblée générale mardi.
"Nous regrettons profondément votre refus d'accepter la proposition des
membres du Conseil mondial de l'automobile, de la mobilité et du tourisme (le
WCAMT, une branche de la FIA)
d'un accord selon lequel vous auriez démissionné
lors de l'assemblée générale de novembre prochain. C'était un effort
constructif pour faciliter une transition en douceur et trouver une solution à
la présente crise", ajoute la lettre.
"A la place, votre intention de rester jusqu'au terme de votre mandat en
2009 malgré les sévères dommages causés à la FIA pourrait signifier que vous
placez des considérations personnelles avant les intérêts de la FIA et de ses
membres", attaquent encore les fédérations.
Selon le site internet spécialisé
Autosport, Max Mosley, qui a affirmé
à plusieurs reprises sa volonté de rester en poste, a une nouvelle fois refusé
de démissionner malgré cette lettre commune des fédérations nationales.