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Bernie Ecclestone
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Grosse émotion dans la salle de presse, en plein milieu de la séance d’essais libres, samedi matin : Bernie Ecclestone y a fait l’une de ses rares apparitions pour commenter les nouvelles parues le matin même dans le journal anglais
Daily Telegraph -
et qui parlaient d’un championnat de F1 parallèle.
La fuite est venue de Nick Fry, le patron de l’écurie Honda, au terme de la réunion de vendredi soir qui a regroupé tous les dirigeants d’équipe ainsi que Bernie Ecclestone, le représentant du détenteur des droits commerciaux de la Formule 1, la société CVC Capital Partners.
Depuis que les Accords Concorde ont expiré, fin 2007, la Formule 1 vit en effet
en "roues libres." Ces accords formalisent les liens entre le détenteur des droits commerciaux et les écuries. Il définissent tout ce qui n’est pas précisé dans les règlements de la FIA, soit le nombre de Grands Prix par saison, la répartition financière entre les équipes, la gestion des revenus des droits télévisés, du paddock-club, des publicités autour du circuit etc...
Le problème, c’est que CVC Capital, société d’investisseurs à risque, souhaite désormais revendre ses activités en Formule 1, acquises en mai 2006 de la mai des trois banques qui, elles-mêmes, les avaient héritées à la faillite du groupe allemand Kirch, ce dernier ayant acquis la F1 en reprenant la chaîne EM.TV.
Si CVC souhaite désormais vendre sa propriété des droits commerciaux de la F1 (qui génèrent un chiffre d’affaires de 900 millions d’Euros par an), il faut naturellement que les Accords Concorde soient renouvelés avec les écuries. Sans cela, le championnat sur lequel CVC détient des droits n’a pas d’écurie, et donc n’a pas la stabilité qui augmenterait sa valeur.
Les écuries, depuis deux ans et demi, discutent donc du renouvellement de ces accords sans parvenir à s’entendre. Mais désormais, la réélection de Max Mosley à la tête de la FIA créée un problème supplémentaire, certaines écuries refusant de prendre part à un championnat dirigé par le Britannique.
D’où l’idée d’un championnat parallèle, idée lancée vendredi soir par les écuries.
«
L’une des solutions serait de mettre quelqu’un d’autre à la place
de Max, quelqu’un qui ferait interface entre la FIA et les politiciens ou
les écuries », suggère Bernie Ecclestone. «
Cela dit, je ne suis pour rien dans ces rumeurs de championnat parallèle. »