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Bernie Ecclestone
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Des responsables canadiens ont jugé
"possible" jeudi la tenue du Grand Prix du Canada en 2009 à l'issue d'une
rencontre à Londres avec le grand patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone.
M. Ecclestone s'est entretenu plus de deux heures avec le ministre canadien
du Commerce international Michael Fortier, le maire de Montréal Gérald
Tremblay et le ministre québécois du Développement économique Raymond Bachand
de la possibilité de réinscrire au calendrier 2009 le Grand Prix du Canada.
"M. Ecclestone nous a fait confiance, il nous a montré des données, nous
avons eu des discussions très encourageantes avec lui... et ces discussions
franches nous portent à croire que c'est possible d'avoir le Grand Prix en
2009 à Montréal et les années suivantes", a déclaré le maire de Montréal, lors
d'un point de presse jeudi soir à son retour de Londres.
Bernie Ecclestone avait récemment supprimé la seule épreuve nord-américaine
du calendrier de la Formule 1 en raison d'un différend commercial avec les
organisateurs privés de l'évènement qui lui devaient entre 8,7 et 17,4
millions de dollars américains, selon les estimations.
Les autorités canadiennes ont reçu des offres d'autres promoteurs
intéressés à participer à un montage financier privé-public afin de
conservateur l'étape montréalaise de la F1, a indiqué jeudi soir le ministre
québécois du développement économique, Raymond Bachand.
Les médias montréalais mentionnaient jeudi une possible participation du
patron du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, un bon ami de Bernie Ecclestone
passionné de course automobile.
Le ministre canadien du Commerce international Michael Fortier a dit jeudi
avoir reçu des "conseils" de M. Laliberté, mais que ce dernier n'avait pas
pour l'heure offert d'investir dans l'organisation du Grand Prix.
George Gillett, propriétaire des Canadiens de Montréal, club du championnat
nord-américain de hockey sur glace (LNH), et co-propriétaire du club de
football de Liverpool, avait indiqué récemment au quotidien La Presse être
intéressé par une éventuelle participation dans le Grand Prix du Canada.
Le ministre québécois Raymond Bachand a assuré que son gouvernement était
prêt à délier les cordons de sa bourse pour garder l'étape montréalaise de la
F1 mais pas d'engager un débours plus important que les retombées - en taxe -
de l'événement.
Le maire de Montréal Gérald Tremblay chiffre à 60 millions de dollars
américains les recettes touristiques liées au Grand Prix. Une partie de cette
somme retourne sous forme de taxe aux gouvernements canadien et québécois.
D'après AFP