Dans une lettre envoyée à Luca di Montezemolo, président de la FOTA (association des constructeurs), Max Mosley détaille les futures mesures qu'il aimerait mettre en application le plus rapidement possible en F1, afin de réduire les coûts de manière drastique.
Si Max Mosley se dit satisfait des mesures prises en décembre dernier, il affirme toutefois qu'il faudra aller plus loin et très rapidement, à cause de la crise financière mondiale.
Dans cette lettre, dont des extraits sont publiés par le magazine allemand
Auto Motor Und Sport, il exprime donc son désir de voir certains éléments standardisés, notamment la boîte de vitesses et l'aérodynamique; d'après le président de la FIA, ces éléments ne joueraient qu'un faible rôle dans l'amélioration du "spectacle".
Max Mosley propose aussi une future réduction du régime maximal des moteurs à 17.000 tours/minute, contre 18.000 cette année et 19.000 l'année dernière. Il désire aussi réduire l'importance des lests qui servent aujourd'hui à ce qu'une monoplace atteigne le poids minimum de 605 kilos, mais aussi à modifier la répartition des masses selon les circuits et les circonstances.
Max Mosley envisage aussi de demander à Bridgestone de fabriquer des pneus plus résistants à l'usure, ce qui provoquera indirectement un dépôt de gomme moins important hors et sur la bonne trajectoire.
Le président de la FIA ajoute qu'il aimerait que la F1 dépende moins des grands constructeurs et de quelques milliardaires.
"Les budgets doivent être réduits de telle façon que les équipes puissent boucler leur budget avec seulement l'argent reçu de la FOM," déclare-t-il.
Vaste programme! Les revenus de la F1, redistribués en partie aux équipes par la FOM, sont en effet de 20 à 80 millions de dollars par an et par équipe, selon leur classement lors du championnat de l'année précédente. Aujourd'hui, le budget d'équipes telles que Ferrari, McLaren-Mercedes ou Toyota est de plusieurs centaines de millions de dollars par an...
Daniel THYS
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