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Max Mosley, président de la FIA
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Le Conseil mondial de l'automobile, entité de
la Fédération internationale de l'automobile (FIA), a décidé mardi que les
budgets des écuries des Formule 1 pourraient être plafonnés à 30 millions de
livres (33 millions d'euros) dès 2010 en échange d'une plus grande liberté
technique.
"Toutes les équipes auront l'option de courir avec des voitures conduites
et gérées rigoureusement au moyen d'un budget plafonné (...) de 30 millions de
livres (33 millions d'euros)" ou de poursuivre avec les règles actuelles qui
courent jusqu'en 2012, a annoncé la FIA dans un communiqué.
Ce budget plafonné couvrira
"toutes les dépenses", les produits ou services
"subventionnés ou fournis gratuitement" aux écuries étant comptabilisés
"à
leur valeur commerciale", selon le Conseil mondial, qui a précisé que des
audits stricts seraient menés.
Pour permettre aux écuries jouant le jeu de la réduction des coûts d'être
compétitives face à celles qui n'y seront pas soumises, leurs voitures
"jouiront d'une plus grande liberté technique" en terme d'aérodynamique et de
moteur, a précisé la FIA.
La mesure financière, prise mardi en même temps que la décision de décerner
le titre de Formule 1 au vainqueur du plus grand nombre de courses, vise à
"réduire les coûts et renforcer l'intérêt" pour la discipline, a expliqué la
FIA.
Le plafonnement budgétaire a été
"attentivement calculé", a affirmé le
président de la FIA Max Mosley dans un communiqué.
"Les voitures seront moins retouchées dans le détail, car les écuries ne
seront pas capables de dépenser d'énormes sommes d'argent pour des avantages
minuscules -par exemple, 1200 dollars (environ 920 euros) pour un écrou de
roue qui ne sera utilisé qu'une fois-", a expliqué M. Mosley.
"Mais depuis les tribunes ou à la télévision, les monoplaces n'auront pas
moins l'air de F1 et elles feront le même bruit que les voitures actuelles,
qui sont extrêmement chères", a estimé le président de la FIA.
Les budgets des écuries pour 2009, qui ne sont pas rendus publics, sont
évalués entre 100 et 450 millions d'euros, soit trois à quatorze fois plus que
celui proposé pour 2010, ce qui semble ôter toute chance aux écuries qui
feront le choix de la réduction des coûts.