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Ils seront fixés demain...
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La décision de justice sur le conflit opposant
l'écurie de Formule 1 Ferrari et la Fédération internationale automobile (FIA)
sera connue mercredi à 14h00, a-t-on appris auprès du tribunal de Grande
Instance (TGI) de Paris.
Ferrari a demandé mardi en référé le blocage du règlement 2010 du
Championnat du monde de Formule 1.
L'audience, qui a eu lieu à 16h00, opposait la FIA, qui a déposé fin avril
un règlement pour le Championnat 2010 qui aurait de lourdes conséquences sur
la discipline, et Ferrari, qui rejette un tel changement de règles, soutenu
par d'autres grandes écuries, comme Renault, Toyota et Red Bull.
L'équipe italienne a ainsi assigné la Fédération en référé, la procédure
d'urgence du droit français, au TGI de Paris, pour obtenir la suspension de ce
règlement jusqu'à une décision ultérieure sur le fond.
Les inscriptions pour le Championnat 2010, qui nécessitent d'accepter les
nouvelles règles, seront closes le 29 mai.
Le profond désaccord entre les deux parties concerne le plafonnement des
budgets à 45 millions d'euros environ (salaires des pilotes et autres dépenses
marketing exclus) pour les écuries le souhaitant qui, en contrepartie,
disposeront d'avantages techniques indéniables, comme les ailerons ajustables
et les moteurs aux régimes non limités.
"C'est un coup de force (de la FIA) qui consiste à changer les règles du
jeu", a estimé Emmanuel Gaillard, l'un des avocats de la Scuderia.
"C'est comme si, sur un 100 mètres (en athlétisme), l'un doit faire 100
mètres et l'autre 80, mais celui qui en fait 80 doit en plus porter un sac sur
son dos", a expliqué Me Gaillard, qui a évalué l'avantage accordé aux petites
équipes à
"deux à trois secondes au tour".
"La FIA nous a mis devant le fait accompli. Le budget annuel d'une équipe
de pointe est de 400 à 500 millions d'euros. On est en train de parler d'une
réduction des coûts de 80 à 90%. C'est tout simplement impossible", a estimé
le défenseur de Ferrari.
"La F1 est considérée comme une danseuse en temps de crise. D'où l'idée de
limiter ses coûts", lui a répondu Me Hugues Calvet, l'avocat de la FIA, qui a
qualifié de
"petite carotte" les avantages concédés aux écuries aux budgets
plafonnés.
Une décision favorable à Ferrari mercredi serait très problématique pour la
FIA, qui espère attirer grâce à ce règlement de nouveaux compétiteurs (Lola,
USF1, Prodrive ...). Mais le cas contraire risquerait d'être tout aussi
préjudiciable à la F1 puisque Ferrari, Renault, Red Bull et Toyota ont menacé
de la quitter si ce nouveau règlement devait s'appliquer.
D'après AFP