La Fédération internationale de l'Automobile (FIA) est engagée depuis plusieurs mois dans un immense bras de fer avec les équipes membres de la FOTA et elle n'a pas l'intention de plier face à leurs exigences.
Et pourtant, le temps presse et il faudra bien que quelqu'un mette de l'eau dans son vin d'ici le 19 juin, date limite des inscriptions des équipes rebelles au championnat 2010. Max Mosley bombe le torse et semble vouloir dire que ce n'est pas lui qui pliera...
"La FIA et la FOM ont mis des années à bâtir le Championnat du monde de F1 qui est aujourd'hui la compétition de sport mécanique la plus suivie dans l'histoire," commente la FIA dans un communiqué de presse.
LA FIA affirme ensuite que les huit équipes membres de la FOTA, l'association des équipes de F1 (toutes les équipes actuelles sauf Williams et Force India), ont deux objectifs:
"prendre le contrôle de la réglementation technique et celui des revenus générés par les droits commerciaux. Ce ne sont pas des objectifs que la FIA peut accepter."
Le grand objectif de Max Mosley, et cela ne date pas d'hier, c'est de réduire réellement les coûts en F1. Pour ce faire, il a choisi une solution radicale: plafonner les budgets des équipes dès la saison 2010. S'il a opté pour cette solution radicale, c'est parce que
"toutes les tentatives pour limiter les dépenses en limitant la technologie ont échoué," précise Max Mosley.
Après avoir échoué dans toutes ses tentatives pour réduire les coûts, Max Mosley revient donc à la charge avec une nouvelle idée, quitte à faire tomber la F1 dans le ravin. Il va donc demander aux équipes de ne pas dépasser un certain budget tout en espérant que les ingénieurs seront imaginatifs avec l'argent que leur équipe mettra à leur disposition.
"C'est comme ça que cela se passe dans le monde réel et c'est la seule voie à suivre pour la F1 - poursuit le président de la FIA -
Sans innovations techniques, la F1 va dépérir et mourir. Sans aucune contrainte au niveau des dépenses, la F1 va perdre des équipes. C'est la raison pour laquelle insiste sur cette réduction des dépenses et l' introduite dans la réglementation de la F1."
Max Mosley rejette enfin toute sorte d'ingérence de la FOTA dans la gestion du championnat de F1.
La Formule 1 a besoin d'un pouvoir fort et d'un régulateur impartial. A cause de la nature de ce sport, des enjeux et de la concurrence, certains veulent gagner, quel qu'en soit le prix à payer."
Daniel THYS
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