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La bande des cinq
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A eux cinq, ils trustent un
quart de la grille: les pilotes allemands, présents aussi bien au sommet
(Vettel) que dans les profondeurs du classement (Sutil), veulent briller
dimanche au Nürburgring, pour "leur" Grand Prix de Formule 1.
Avec Sebastian Vettel (Red Bull), Nico Rosberg (Williams), Timo Glock
(Toyota), Nick Heidfeld (BMW Sauber) et Adrian Sutil (Force India),
l'Allemagne s'affirme comme la puissance dominante en Formule 1, devant le
Brésil (trois pilotes) puis la Finlande, la Grande-Bretagne et l'Italie (deux).
Une telle hégémonie est très récente.
"Si vous regardez les vingt, trente
ou quarante dernières années en Formule 1, il n'y a pas toujours eu cinq
Allemands. A certains moments, il n'y en avait aucun, et un tiers ou un quart
du plateau était italien ou français", se souvient Heidfeld.
Pourquoi alors ce renversement de tendance? L'importance des constructeurs
nationaux ne peut être sous-estimée. Mercedes est présent depuis une quinzaine
d'années en Formule 1. BMW, qui l'a rejoint en 2000 dans la discipline reine
du sport automobile, dispose même de son propre championnat de promotion
(Formula BMW).
Mais Renault organise également sa Formule éponyme. Et les pilotes français
se comptent sur un doigt d'une main: seul Sébastien Bourdais, sur une modeste
Toro Rosso, défend les chances de son pays en F1. Et ses jours sont comptés,
selon différents médias.
La raison de la success-story made in Germany est donc autre.
"La plupart
d'entre nous est assis ici parce que nous avons eu la chance que Michael
Schumacher ait eu un si fort impact sur les sports mécaniques, sur la F1, ce
qui nous a rendu la vie un peu plus facile", explique très humblement Heidfeld.
Le septuple champion du monde a suscité nombre de vocations dans son pays,
attirant médias et mécènes.
Le même phénomène se produit actuellement en
Espagne, où Fernando Alonso (Renault) et ses deux titres ont provoqué un grand
engouement pour les sports mécaniques.
L'Allemagne dispose dès lors d'un important réservoir de bons pilotes,
surmotivés à l'idée de courir devant leur public. Son plus grand espoir,
Sebastian Vettel, vainqueur à deux reprises cette saison, notamment lors du
dernier Grand Prix de Grande-Bretagne, se veut raisonnablement optimiste.
"Nous devrions avoir une voiture très compétitive ici. Il y aura
probablement des averses ce week-end. Mais je pense que notre voiture sera
bonne sur le sec ou sous la pluie, ce qui est assez encourageant", a estimé
Vettel, troisième au classement du Championnat mais désigné comme le principal
adversaire du leader, Jenson Button (Brawn GP).
Ses compatriotes ne manquent pas non plus d'ambition. Le deuxième Allemand,
Nico Rosberg (7e), décrit son écurie Williams comme
"la troisième meilleure
sur les deux derniers Grands Prix". Timo Glock (Toyota), qui le suit, veut
être
"à nouveau à la lutte pour le top 5".
Nick Heidfeld (12e), dont la BMW Sauber est l'une des plus grosses
déceptions du début de Championnat avec McLaren-Mercedes, souhaite
"se battre
pour les points", tout comme Adrian Sutil, pourtant pilote d'une Force India
incapable de marquer un seul point cette saison.
D'après AFP