Le nouveau patron de la Fédération internationale
de l'automobile (FIA) a souligné lundi auprès de François Fillon
"l'importance" d'un retour du Grand Prix de France dans la compétition internationale de Formule 1, lors d'une rencontre à Matignon.
Interrogé par l'AFP à l'issue de son entretien, Jean Todt a affirmé avoir
parlé avec le Premier ministre de la création d'un
"nouveau circuit éventuel
mais surtout de l'importance que le Grand Prix de France reste au calendrier,
ce qui n'est pas le cas pour l'instant."
L'épreuve française était absente de la compétition internationale pour la
première fois cette année depuis 1955, principalement pour des raisons
financières, et son retour semble pour l'instant très incertain.
En attendant la construction d'un nouveau circuit - qui prendra du temps -
François Fillon, un fan de sport automobile très impliqué dans ce dossier,
avait suggéré en mai dernier que la compétition reprenne sur un site existant.
"Il y en a au moins trois qui pourraient accueillir le circuit en France",
a détaillé M. Todt, en citant
"Le Mans, Magny-Cours (Nièvre) et Paul Ricard (Var)".
"Je trouve qu'il serait dommage que la France n'ait pas un Grand Prix", a-t-il insisté, ajoutant qu'à
"terme, le fait de perdre une épreuve de prestige international pourra avoir des conséquences économiques" pour le pays.
Concernant le choix d'un nouveau site, sur lequel rien n'est tranché, Jean
Todt a déclaré qu'il ne relevait pas du
"rôle du président de la FIA de décider de la localisation d'un circuit".
D'après AFP