Renault a tenu une réunion d'urgence mercredi à
Paris pour discuter du futur de son écurie de Formule 1, le jour même où
Toyota annonçait qu'il quittait la discipline, ont indiqué jeudi plusieurs
médias anglais.
Le constructeur français hésite entre plusieurs options: rester en F1, s'en
aller, ou poursuivre seulement en tant que fournisseur de moteurs pour
d'autres équipes, a expliqué la
BBC.
L'issue de la réunion, à laquelle participaient les deux patrons par
intérim de la formation, le Britannique Bob Bell et le Français Jean-François
Caubet, n'est pas encore connue, selon le quotidien
The Guardian.
Renault, l'un des participants historiques de la F1, a été impliquée dans
le Crashgate, ce scandale de l'accident volontaire au Grand Prix de Singapour
2008 de son ex-pilote Nelson Piquet Jr, selon lui sur ordre de ses deux
anciens patrons, l'Italien Flavio Briatore et le Britannique Pat Symonds.
Le Conseil mondial de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) a
suspendu pour ces faits Briatore à vie de toute manifestation automobile alors
que Symonds l'a été pour cinq ans. Piquet Jr, à l'origine des révélations, a
obtenu l'immunité, alors que l'autre pilote, Fernando Alonso, à qui profitait
l'accident, a été blanchi.
Renault, qui s'est dans un premier temps débarrassé de Briatore et Symonds,
puis a plaidé coupable avant de s'acquitter d'une importante contribution à la
FIA pour éviter une lourde peine, ne sera exclue que si elle récidive d'ici
2011.
Mais le fait que le constructeur ait choisir de faire front plutôt que de
quitter la F1 au plus fort de la crise témoigne de sa volonté à rester dans le
sport, indiquait Jean-François Caubet, qui a remplacé temporairement Pat
Symonds, après la condamnation.
Renault a terminé la saison 2009 à la huitième place (sur dix participants)
du classement constructeurs après une année catastrophique.
Toyota, dans le rouge en 2008, a annoncé mercredi qu'elle quittait la F1,
après huit années sans victoire, en raison des
"actuelles réalités économiques
sévères".
Le constructeur japonais a emboîté la pas à Honda (parti fin 2008), BMW
(2009) ainsi qu'au fabricant de pneus Bridgestone (2010).
D'après AFP