Nouveau venu dans l'arène en 2002, l'Australien n'était pas à proprement parlé un débutant, que ce soit en F1 ou dans le sport automobile en général où il a déjà un bel éventail d'expériences à son palmarès. Webber avait à peine 18 ans lorsqu'il quittait sa terre natale pour gagner l'Europe afin d'y poursuivre sa carrière de pilote. Son arrivée en Angleterre ne passera pas inaperçue puisqu'il prenait la troisième place du 'Formula Ford Festival' de Brands-Hatch… une épreuve qu'il reportera l'année suivante.
Passé logiquement en F3, Webber terminait au 4ème du championnat anglais - attirant ainsi l'attention de Norbert Haug, patron de la compétition chez Mercedes. Aligné au Mans pour les 24 Heures, il allait être victime de deux terribles accidents (l'envol des CLK dans la Sarthe en 1999, NDLR) d'où il est sorti chaque fois miraculeusement indemne.
Resté loin des circuits jusqu'à la fin de la saison 99, Mark Webber était déterminé à relancer sa carrière en monoplace dès l'an 2000. C'est là qu'il allait rencontrer son compatriote Paul Stoddart pour une campagne international de F 3000. Ponctué par une victoire à Silverstone, son parcours se terminait à la 3ème place d'un championnat remporté par Junqueira devant Minassian. Ces bons résultats lui permettaient d'être recruté par Benetton comme pilote d'essais sans pour autant l'empêcher de poursuivre sa carrière en F3000. Vainqueur à Imola, Monaco et Magny Cours en 2001, il ne pourra éviter le sacre du Britannique Justin Wilson.
Convaincu qu'il pouvait désormais faire étalage de son talent au plus haut niveau, Mark Webber a convaincu Paul Stoddart de lui confier la deuxième Minardi Asiatech pour le championnat du monde de F1 2002… un rêve devenu réalité lors du premier Grand Prix à Melbourne où l'Australien inscrivait 2 points d'un coup.
Ses coups d'éclats et sa motivation convaincront les dirigeants de Jaguar qui l'appelleront en 2003 pour redorer le blason de l'écurie mis à mal par plusieurs saisons d'errements. Rapidement, l'Australien confirmait tout le bien que l'on pense de lui et marquait 17 des 18 points de son équipe.
Promis au plus bel avenir, il a évité le naufrage de l'équipe Jaguar et pensait avoir fait le bon choix en acceptant un volant chez Williams BMW. Malheureusement, le déclin des relations entre l'équipe anglaise et son motoriste allemand n'a pas permis à Webber de s'exprimer pleinement.
En 2007, il rejoignait l'écurie Red Bull où la monoplace conçue par Adrian Newey - équipée d'un V8 Renault - n'a pas été un exemple de fiabilité - mais lui a permis de connaître les joies du podium (3ème au Nürburgring. Grâce à une voiture plus solide en 2008, Mark Webber a inscrit 21 points - dont 19 lors des 8 premières courses !
En 2009, l'Australien - qui s'est brisé la jambe lors d'une escapade à vélo - a retrouvé toute ses capacités, et il en avait bien besoin pour affronter la nouvelle l'étoile montante de la F1, Sebastian Vettel. Mark Webber remportait sa première victoire en Grand Prix en Allemagne - sur le circuit du Nürburgring, et doublé la mise en fin de saison au Brésil, à Interlagos. Quatrième du championnat des pilotes, il a conservé sa place au sein du Red Bull Racing pour 2010.