Mark Webber s’impose avec vigueur
Neuvième épreuve de la saison, le Grand Prix d’Allemagne – sur le circuit du Nürburgring –
a débuté sous un ciel encore nuageux et un vent toujours soutenu (6 mètres/seconde.)
Quelques rayons de soleil tentaient une percée lorsque les pilotes venaient prendre place
sur la grille de départ.
Du côté des températures, le thermomètre affichait 18° dans l’air, 30° par terre…
Relégué en dernière position après une pénalité à l’issue de la qualification, Timo Glock choisissait de partir des stands après avoir fait le plein de sa Toyota.
Revenus sous les ordres du starter après le traditionnel tour de formation, les pilotes attendaient l’extinction des feux rouges pour s’élancer vers le redoutable premier virage.
Le bras de fer – musclé - entre Webber et Barrichello à l’entrée du premier virage tournait
à l’avantage de Rubens. Un léger contact entre la Brawn et la Red Bull allait provoquer
une enquête des commissaires, et une sanction – drive through - pour le pilote australien !
Derrière eux, Lewis Hamilton profitait pleinement du système KERS de sa monoplace
pour se faufiler vers l’avant du peloton. Trop optimiste, Lewis sortait très au large –
ce qui provoquait une crevaison, et un passage prématuré au stand !
En tête de la meute, Barrichello tenait tête à Webber. Bien parti, Kovalainen se faufilait
en 3ème position devant Massa, Button, Vettel, Raikkonen, Sutil, Rosberg, Kubica et Alonso (auteur d’un tête-à-queue dans le tour de formation !)
A la fin du premier tour, Jenson s’attaquait victorieusement à Felipe. Le pilote de la Brawn partait immédiatement à la chasse de Heikki.
Barrichello et Webber imprimaient un rythme effréné, ce qui leurs permettaient de rapidement compter une dizaine de secondes d’avance sur leurs poursuivants après 5 tours. Kovalainen – 3ème – retenait Button, Massa et Vettel. Un peu plus loin, Raikkonen – 7ème – faisait de même avec Sutil, Rosberg, Kubica et Alonso.
Button – en délicatesse avec ses pneus - regagnait le stand dès le 13ème tour. Barrichello l’imitait un tour plus tard – au moment où Webber s’acquittait de sa pénalité. L’arrêt
de ses poursuivants permettait à Mark de ressortir en tête de la course, 10 secondes
devant Massa, talonné par Barrichello.
Au 18ème tour, alors que le leader – Mark Webber – effectuait son premier ravitaillement, Sébastien Bourdais, englué en queue de peloton, renonçait discrètement, la faute
à un problème hydraulique à bord de sa Toro Rosso.
Après 20 tours : Massa occupait la première place suivi de Barrichello + 0.4, Vettel + 2.3,
Raikkonen + 3.2, Sutil + 4.7, Rosberg + 7.0, Kubica + 9.6, Webber + 11.4, Button + 12.2
et Heidfeld + 17.5
Felipe stoppait au 25ème passage, ce qui redonnait les commandes de la course à Barrichello, devant la Force India de Sutil. Malheureusement pour Adrian, un contact brutal
avec la Ferrari de Raikkonen à la sortie des stands allait ruiner la course du pilote allemand, contraint de regagner les stands changer l’aileron avant de sa Force India.
Au moment de basculer dans la seconde moitié de l’épreuve, Barrichello occupait la 1ère place suivi de Webber + 2.8, Button + 7.6, Vettel + 20.5, Massa + 21.5, Rosberg + 25.9,
Raikkonen + 27.0, Kovalainen + 31.5, Nakajima + 32.0 et Fisichella + 33.0
Button regagnait peu après son stand pour le deuxième de ses trois arrêts. Barrichello l’imitait un tour plus tard et cédait les commandes à Mark Webber. Un soudain ralentissement
de Raikkonen dans le 34ème tour se terminait peu après dans le garage Ferrari !
Sous un ciel de plus en plus menaçant, Webber accélérerait la cadence – améliorait
à deux reprises le tour le plus rapide – pour compter plus d’une trentaine de secondes d’avance sur la Brawn de Barrichello, bloqué dans le trafic en 5ème position…
Mark regagnait une dernière fois – la 3ème – le stand Red Bull pour son ultime ravitaillement
à 17 tours de l’arrivée. Leader éphémère, Sebastian Vettel stoppait un tour plus tard.
En grande difficultés pour maintenir leurs gommes à températures, les pilotes des Brawn
zigzaguaient dès que possible pour gagner quelques degrés. Barrichello et Button étaient néanmoins incapables de menacer la chevauchée victorieuse des pilotes Red Bull.
Rubens et Jenson devaient se résoudre à un ultime passage au stand qui offrait la troisième marche du podium à la Ferrari de Felipe Massa, traqué par la Williams de Nico Rosberg.
Dans le peloton, Fernando Alonso et sa Renault animaient les débats. L’Espagnol s’emparait du tour le plus rapide et grignotait un temps précieux sur ses adversaires.
A l’issue d’une cavalcade effrénée, Mark Webber passait la ligne d’arrivée en vainqueur
pour la première fois de sa carrière, à l’occasion de sa 130ème participation en Grand Prix.
Le succès est total pour le Red Bull Racing qui réalise un nouveau doublé – le troisième
cette saison – grâce à la deuxième place de l’Allemand Sebastian Vettel.
Pour la première fois de la saison, un pilote Ferrari – Felipe Massa – accède au podium,
sur la troisième marche.
Discret mais efficace tout au long des 60 tours de course, Nico Rosberg et sa Williams décrochent une brillante 4ème place – devant Button et Barrichello. Alonso et Kovalainen
se partagent les deux dernières places dans les points.
Prochain Grand Prix, sur le Hungaroring – en Hongrie – du 24 au 26 juillet !