Barrichello et Brawn s’imposent à Valencia

Zoom
Rubens Barrichello premier !
|
C’est par une belle journée d’été, sur les bords de la méditerranée qu’a débuté le Grand Prix d’Europe – 11ème des 17 manches du championnat du monde de F1. Le circuit urbain
de Valencia, tracé autour du port et des anciennes installations de la Coupe de l'America 2007.
Le soleil et un vent faible voyaient les températures atteindre 31° dans l’air, 47° sur la piste – des conditions éprouvantes pour les hommes et les mécaniques, avec au menu : 57 tours
du tracé composé de 25 virages et long de 5,473 kilomètres.
Après un traditionnel tour de formation, les 20 pilotes qualifiés revenaient se positionner
à leur emplacement sur la grille, sous les ordres du starter. A l’extinction des feux rouges,
les deux McLaren Mercedes en première ligne – équipées de gommes tendres - profitaient pleinement de leur système KERS pour se mettre à l’abri des velléités de leurs adversaires
à l’approche du premier virage.
Hamilton virait en tête et bouclait le premier tour suivi de Kovalainen, Barrichello, Raikkonen, Vettel, Rosberg, Alonso, Button, Webber et Heidfeld.
A l’arrière du peloton, Romain Grosjean devait regagner les stands changer le museau avant de sa Renault, endommagé lors d’un contact dans le premier virage avec la Ferrari de Badoer. Glock et Buemi s’arrêtaient eux aussi réparer les dégâts consécutifs à leur empoignade musclée au démarrage !
Après 5 tours, Hamilton occupait solidement les commandes devant Kovalainen + 3.0,
Barrichello + 4.9, Vettel + 6.0, Rosberg + 7.6, Alonso + 9.7, Webber + 13.2, passé devant Button + 13.5 et Kubica + 14.2, après avoir doublé Heidfeld. Nick se retrouvait aussitôt
sous la pression des Force India de Sutil et Fisichella.
Lewis continuait à creuser l’écart, non seulement sur Kovalainen (plus de 5 secondes après
8 tours) mais aussi sur Barrichello, esseulé à la 3ème place devant Raikkonen et Vettel.
La situation restée inchangée après 16 tours, lorsque la première vague de ravitaillement débutait avec le retour au stand du leader, imité par Vettel et Kubica. Sebastian allait devoir stopper une deuxième fois d’affilée suite à un problème de remplissage du réservoir
de sa RB5 – les derniers espoirs du jeune allemand allaient partir en fumée au 23ème tour.
Barrichello héritait des commandes, et accélérait immédiatement la cadence – Rubens signait deux tours consécutifs sous la barre des 1’39.5 et s’emparait même du tour le plus rapide
en course.
Hamilton récupérait la première place, quelques longueurs seulement devant la Brawn
du vétéran brésilien, débarrassé de la McLaren de Kovalainen. Raikkonen et sa Ferrari récupéraient la 4ème place, convoitée par la Williams de Rosberg.
A mi-parcours, Hamilton devançait Barrichello + 4.1, Kovalainen + 8.6, Raikkonen + 14.5,
Rosberg + 19.7, Alonso + 24.8, Webber + 28.8, Fisichella + 30.3, Button + 31.8
et Nakajima + 33.6
Barrichello ne relâchait pas ses efforts pour maintenir l’écart à moins de 4 secondes derrière Hamilton, et améliorait à plusieurs reprises son tour le plus rapide en course.
Lewis Hamilton regagnait les stands au 38ème tour où une mésentente pour changer les pneus
de sa McLaren Mercedes lui coûtait un temps précieux. Dans le peloton, l’éclatement
d’un pneu arrière de la Williams de Nakajima – et les drapeaux jaunes agités – décidaient l’équipe Brawn à anticiper le deuxième arrêt de Barrichello.
Un coup de poker dont le Brésilien profitait pour grignoter suffisamment de terrain et prendre
un avantage définitif sur la victoire – une joie à laquelle Rubens Barrichello n’avait plus goûté depuis un lointain Grand Prix de Chine, en septembre 2004. C’est le 10ème succès de sa longue carrière, 281 départs en Grand Prix.
L’infortuné Lewis Hamilton et le rusé Kimi Raikkonen se partagent les deux places restantes sur le podium. Heikki Kovalainen – 4ème – a résisté au retour rapide de Nico Rosberg dans
ses roues en fin de course.
Alonso, Button et Kubica se partagent les dernières places dans les points à Valencia.
C’est finalement Timo Glock et sa Toyota – seulement 14ème – qui repartent avec le bonus honorifique du tour le plus rapide en course. Une performance – la première de sa carrière - réalisée dans l’avant dernier tour d’une course frustrante pour l’équipe japonais – Jarno Trulli a rallié l’arrivée à une décevante 13ème place.
Prochain rendez-vous – dès le week-end prochain, les 28, 29 et 30 août en Belgique –
sur le célèbre toboggan des Ardennes, le circuit de Spa-Francorchamps.